31 May, 2020
mercredi, 20 avril 2011 18:48

Des jeunes et adultes déplacés ont pris l’initiative de se former

Des jeunes et adultes du camp des déplacés-es (KID),situé à Christ-roi, et d’autres aux alentours, ont décidé de donner une nouvelle orientation à leur vie, partant à la recherche du savoir, depuis après le séisme du 12 janvier 2010. Chaque semaine, dans les locaux du GARR, ces jeunes prennent part à un cours sur l’informatique et la nouvelle technologie de l’information dispensé par le Groupe médialternatif (GM). Les adultes, de leur côté, profitent du programme d’Alphabétisation initié par le Groupe d’Appui aux rapatriés et réfugiés. Ces jeunes apprennent à se servir de l’internet et s’essayent à produire leur propre information. Ils/elles explorent ce qu’ils peuvent tirer de positif de cet outil extraordinaire qui leur permet de rester en contact avec le monde. En se familiarisant avec l’Internet, ils/elles ne se contentent pas d’absorber ce qu’offrent les autres pays mais ils/elles s’en servent aussi pour identifier et présenter au monde les images positives d’Haïti. Ce programme a été initié par le Groupe Médialternatif à l’intention des jeunes déplacés-es depuis le mois de juin 2010 avec le concours de l’Organisation des Nations Unies pour la Science et la Culture(UNESCO). Le programme se réalise par groupes, avec de participants âgés entre 11 et 25 ans. L’équipe de Communication du GARR avait interrogé l’un de ses jeunes autour de cette formation. Il avait répondu ainsi : «J’ai appris beaucoup de choses depuis que je suis le cours d’informatique comme : préparer un CV, rédiger des lettres, créer mon e-mail ou encore envoyer des messages à des adresses électroniques. Ce que je ne pouvais pas faire auparavant», a déclaré Michel, l’un des participants qui souhaite une prolongation du programme en vue d’apprendre davantage et faire l’apprentissage d’un plus grand nombre de logiciels d’informatique.Quant aux adultes déplacés, c’est avec empressement qu’ils/elles viennent assister à ces sessions d’Alphabétisation tenues du lundi au vendredi au bureau du GARR. La plupart des participantes ont d’importantes responsabilités familiales. Pourtant, il est rare que l’une d’entre elles s’absente à ces séances« j ai essuyé trop de déceptions dans les bureaux publics ou privés quand on me demandait d'écrire mon nom. Alors que je n’étais pas à même de le faire. Mais maintenant je me réjouis de pouvoir le faire aujourd’hui grâce au cours d’Alphabétisation. », a indiqué l’une des participantes. Rose Marie, une autre participante est du même avis « J’apprécie beaucoup les séances d’Alphabétisation grâce auxquelles écrire mon nom est chose facile aujourd’hui», s’est-elle réjouie.l’un des 2 hommes participant au programme, a confié qu’il a été encouragé par sa mère à assister aux séances.« Je voudrais que ce programme d’apprentissage continue, je pourrais ainsi en apprendre davantage. Car je voudrais avoir une profession pour répondre à mes besoins quotidiens.», tel est le rêve caressé par Richardson, âgé d’une trentaine d’années. Ces séances d’alphabétisastion réalisées avec le concours de la SEA, se fonde sur une méthode audiovisuelle dénommée Alphabétisation fonctionnelle où les moniteurs/trices aident les participants-es à lire et écrire tout en réfléchissant sur des sujets liés à leurs vécus au quotidien. La SEA avait réalisé au préalable des séances de formation avec les moniteurs désignés. Ce programme est la concrétisation d’une demande formulée aux termes de 25 ateliers réalisés à l’intention des victimes du 12 janvier 2010, notamment celles qui résident dans les camps de la zone métropolitaine et frontalière avec l’appui de l’Eglise norvégienne (NCA). Le GARR avait mis en place ces ateliers pour aider les personnes déplacées à surmonter le choc émotionnel consécutif au séisme mais aussi pour les inciter à considérer leur avenir avec plus d’espoir.Au mois d’avril 2011, 6 classes d’alphabétisation fonctionnent . Chaque classe accueille 20 participants-es et les moniteurs/trices sont des jeunes, garçons et filles vivant dans les camps et sont déjà intégrés dans d’autres activités menées par le GARR. La participation de ces jeunes aux classes d’alphabétisation est un geste de solidarité envers d’autres déplacés-es ne sachant ni lire ni écrire. C’est aussi une façon de les aider à reprendre confiance en eux.
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Dernière modification le samedi, 01 janvier 2000 00:00

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