28 Mar, 2020
mercredi, 12 janvier 2011 09:08

Le GARR honore la mémoire des victimes

C’est par une série d’activités étalées sur trois journées, les 10, 11 et 12 janvier 2011 que le GARR salue la mémoire des victimes du séisme : exposition de photos, conférences débats, témoignages de rescapés, espace d’expressions artistiques réservé aux enfants des camps, visites sur un site universitaire affecté, pour une offrande florale collective. "Nous pa ka bliye 12 janvye, nou pa ka rete nan 12 janvye, an n mete men pou n rebati peyi nou" (Nous ne pouvons pas oublier le 12 janvier, nous ne devons pas nous éterniser dans le 12 janvier, mettons ensemble la main à la pâte pour rebâtir notre pays). Tel est le thème retenu pour ces activités de commémoration initiées le 10 janvier 2011 à l’annexe du GARR à la 1ère ruelle Rivière, en présence de la presse et plusieurs dizaines de personnes issues des différents camps de la zone métropolitaine. « Le 12 janvier 2010, Haïti a pleuré de nombreux fils et filles issus-es de toutes les catégories sociales : pauvres, riches, intellectuels/les, paysans/annes, professeurs/es, fonctionnaires de l’Etat, marchands/es vodouisants/es, prêtres, pasteurs, artistes, artisans/anes….Leur disparition a valeur de testament pour nous encourager à changer notre façon de vivre», a déclaré Lisane André, responsable de la Section Communication & Plaidoyer du GARR. « Si nous avions appliqué la politique de décentralisation prônée par la Constitution de 1987, la plupart de nos frères et sœurs ne se seraient pas retrouvés-es à Port-au-Prince au moment de la catastrophe. », a-t-elle poursuivi. De son côté, le responsable de la Section Droits humains & Migration du GARR, Patrick Camille, a déploré la façon dont les victimes continuent de vivre, un an après la catastrophe. M. Camille a exhorté les autorités du pays à mettre en place une politique de logements sociaux au bénéfice de tous les Haïtiens/Haïtiennes notamment les déplacés-es du tremblement de terre. En outre, il a appelé les autorités à définir une politique de santé propre à éradiquer l’épidémie de choléra susceptible de frapper les personnes déplacées.«Les victimes du séisme ont droit au logement et à la santé» a-t-il conclu.Lors de cette première journée autour de la commémoration du premier anniversaire du tremblement de terre, il revenait au président du Conseil d’Administration du GARR, M. Serge Lamothe, de déclarer ouverte l’exposition de photos à l’actif de Ron Haviv, un photographe de renommée internationale qui avait saisi des images saisissantes de la tragédie. Peu de temps après l’ouverture de l’exposition, des visiteurs/euses ont commencé à inscrire sur des espaces réservés à cet effet, des pensées en souvenir d’êtres chers disparus dans la catastrophe. Dans l’après-midi du 11 janvier, trois conférenciers ont entretenu l’assistance sur les normes de construction, les causes et les conséquences au niveau sociologique et culturel de la catastrophe du 12 janvier. De nombreuses questions liées au droit au logement et à la reconstruction du pays ont été soulevées par l’assistance au moment des débats. L’exposition de photos qui s’est poursuivie aujourd’hui, sera clôturée le 12 janvier dans l’après-midi. Dans la matinée, une visite sera effectuée à l’Université de Port-au-Prince, très endeuillée suite au séisme, en vue d’y déposer des offrandes florales à la mémoire des victimes.
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Dernière modification le samedi, 01 janvier 2000 00:00

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