02 Jun, 2020
jeudi, 25 mars 2010 15:50

Des dizaines d’enfants de familles déplacées jouent et se forment dans les jardins du GARR

Mercredi. 8h10. Des enfants commencent à se réunir dans les jardins du Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR). Ils/elles arrivent seuls, par groupe de deux remplissant la cour du GARR à plus d’une centaine. « Un [coup] doux, un [coup] chaud », lancent une dizaine d’enfants sautant à la corde. « Faisons la couronne », lance une fille. « La couronne, la couronne, un, deux, trois, quatre », chantent ensemble des enfants se moquant des perdants. A 8 heures 20 minutes, 2 animateurs et une animatrice arrivent sur la cour. Ils distribuent des jouets aux enfants : ballons, dominos, cartes, cercles. « Certains enfants arrivent dès 7 heures du matin alors que le programme débute à 9 heures », déclare l’un des animateurs, Fred Sylvain, en train de consulter le programme.« Aujourd’hui, le programme est réservé aux enfants âgés entre 9 et 15 ans. D’abord, nous allons les laisser jouer pendant une demi-heure, ensuite un autre animateur, Chavannes Charles, va leur parler des phénomènes naturels et en fin de programme, je vais animer un petit atelier de peinture », informe le moniteur.Depuis le lancement de l’activité, le19 février 2010, Noël, 13 ans, fréquente les jardins du GARR. « J’habite au camp « Kid » avec ma mère, deux sœurs et mon beau-père. J’adore venir ici, car ma mère ne veut pas que je joue avec d’autres enfants près de mon abri. Elle ne veut pas que je sois battu [par d’autres enfants du camp]», confie Noel.Il raconte qu’il était en classe à une école qui s’est effondrée lors du tremblement de terre du 12 janvier. « Les animateurs nous invitent à jouer ensemble et ils nous donnent aussi des formations sur les phénomènes naturels, les droits des enfants.», explique Noel, les yeux brillants. Tout en attendant son tour de sauter à la corde, il déclare avec assurance « Au moment d’un tremblement de terre, je sais quoi faire maintenant, je vais chercher un terrain vide pour m’abriter. Je ne resterai plus à la maison ». « J’ai pas envie de jouer ce matin », déclare une adolescente qui est en train de lire une histoire. Elle est en 7ème année fondamentale au Collège Marie-Anne. Elle habite à Christ-Roi, et vient depuis deux semaines au camp. « Ce que j’aime le plus : c’est d’être avec tous ces enfants, me distraire avec eux», déclare-t-elle à un membre du GARR.9h00: « Rassemblez-vous, nous allons commencer », lance l’animatrice Dutreuil Murielle en direction des enfants qui s’amusent et rient aux éclats. Ils/elles se retrouvent bien vite assis côte à côte, le regard chaleureux et curieux de toutes les choses nouvelles que leur réserve la formation du jour.Cette activité qui réunit près de 250 enfants venant de plusieurs camps et quartiers de la Capitale, est réalisée dans le cadre d’un programme psychosocial mis en place par le GARR avec l’appui de deux organismes : Christian Aid et ACT. Elle vise à aider les enfants à surmonter le traumatisme vécu lors du séisme. (A suivre)
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Dernière modification le samedi, 01 janvier 2000 00:00

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