27 Jan, 2020
dimanche, 16 mars 2014 21:16

Célébration de la Journée Internationale de la Femme à la frontière : Des organisations féminines ont plaidé pour l’accessibilité des femmes à la justice Spécial

Pancartes en mains, des femmes issues d'organisations féminines ont marché pour le respect de leurs droits,  le 8 mars 2014. Pancartes en mains, des femmes issues d'organisations féminines ont marché pour le respect de leurs droits, le 8 mars 2014. Photo: GARR

A l’initiative du GARR, une série d’activités ont été organisées, le 8 mars 2014, par des organisations féminines dans les différents départements frontaliers du pays, notamment dans le Centre, l’Ouest et le Sud-est  autour du thème : «Kreye bon jan kondisyon pou fanm yo jwenn jistis, se yon gwo pa sou chemen egalite fanm ak gason». Marches pacifiques,  journées de réflexion et  activités socioculturelles figuraient parmi ces activités auxquelles ont pris part des représentantes d’associations de marchandes, des membres des Comités de Droits Humains du RFJS, des élus locaux et des représentants-es d’organisations de la société civile.

Dans la commune frontalière de Belladère (Centre), une marche précédée d’une séance de réflexion a été organisée. Les participants, composés en grande partie de femmes, ont dénoncé les violations dont les femmes sont souvent victimes dans les marchés frontaliers. Banderole et pancartes en mains, ils ont scandé des slogans pour faire passer leurs revendications. 

 « Respè ak jistis pou fanm nan mache yo !  Respect et justice pour les femmes dans les marchés frontaliers ! Aba enpinite,  aba vyolans sou fanm ! Non à l’impunité, non à la violence faite aux femmes ! Egalite ant fanm ak gason ! Egalité entre l’homme et la femme.», pouvait-on lire sur les pancartes préparées en la circonstance.

 Ces marcheurs/marcheuses en ont profité pour fustiger le mauvais comportement des autorités judiciaires  de la commune qui, ont-elles souligné, accordent plus de priorité aux hommes par rapport aux femmes quand ces dernières sont victimes de violences.

 «Comme les hommes, les femmes ont des droits. Que les autorités judiciaires de Belladère cessent de fouler au pied les droits des femmes victimes de violences.», ont-elles crié.

 A Boc Banic, localité de la commune frontalière de Thomassique (Centre), les femmes ont réfléchi sur l’importance de la journée du 8 mars dans la lutte pour le respect des droits des femmes. Intervenant en la circonstance, l’animatrice du GARR dans cette localité a encouragé les femmes à défendre leurs droits en cas de viol.

 «N’ayez pas peur de porter plainte par devant les tribunaux compétents quand vous êtes victimes de violences sous quelle que forme qu’elles apparaissent. Vous devez toujours défendre vos droits.», leur a-t-elle indiqué.

 Modrice Bélizaire, un homme âgé qui participait à cette rencontre, a invité  les hommes à ne pas agresser ni moralement ni physiquement leurs femmes. M. Bélizaire qui dit vivre avec sa femme depuis environ 42 ans, en a profité pour animer la salle tandis qu’il est allé déclamer un poème dédié aux femmes présentes.

 A Cornillon Grand-Bois (Ouest), une séance de réflexion a été organisée pour marquer cette journée. L’animateur du GARR basé dans cette commune frontalière, Jean Junior Bertho, a exhorté les femmes à renforcer leur leadership. «Vous devez vous organiser afin d’être fortes dans la lutte pour la défense de vos droits.», a-t-il insisté.

 Dans la commune d’Anse-à-Pitre, les femmes ont plutôt mis l’accent sur les violations des droits humains dont elles sont l’objet dans les marchés frontaliers.

La coordonnatrice de l’Association des Femmes Vaillantes d’Anse-à-Pitre, Rosette Santana, qui a plaidé pour le maintien du plaidoyer effectué par les  femmes dans cette commune, a appelé les participantes à poursuivre la lutte en vue de combattre les violations des droits humains dans les marchés frontaliers.

 «Nous devons continuer la lutte en vue de freiner la machine des violations de droits humains dont les femmes sont souvent l’objet de la part des militaires dominicains à la frontière.», a-t-elle martelé.

Le maire adjoint de la commune frontalière d’Anse-à-Pitre qui prenait part à cette activité, Yli Monplaisir,  dit appuyer toute mobilisation féminine visant le respect des droits de la Femme. Il a encouragé les femmes à continuer à se mobiliser  pour combattre les violences à la frontière.

 Soulignons que ces activités réalisées dans les différentes communes frontalières où intervient le GARR, rentrent dans  le cadre du projet «Ranfòsman pwoteksyon fanm ak tifi sou fwontyè Ayiti ak Repiblik Dominikèn »  financé par la Norvegian Church Aid (NCA).  

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