30 May, 2020
lundi, 03 juin 2013 19:10

Le corps de Jean Robert Lors enfin rapatrié et inhumé à sa ville natale Spécial

Jean Robert Lors au lit de l'hôpital Dario Contreras ( Rép Dominicaine) avant sa mort Jean Robert Lors au lit de l'hôpital Dario Contreras ( Rép Dominicaine) avant sa mort Photo: Centro Bono

Après avoir  rendu l’âme à l’hôpital Dario Contreras (République Dominicaine) suite à des brutalités des agents de la Migration escortés de policiers dominicains , le 23 mai 2013, le  corps de Jean Robert  Lors avait enfin été rapatrié à la frontière de Jimani/Malpasse dans l’après-midi du 29 mai 2013 pour être inhumé à Coq Chante, 9ème section communale de Jacmel (Sud-Est), sa ville natale, a appris le GARR.

Les parents du jeune ressortissant haïtien ont dû mener des démarches auprès des autorités haïtiennes et dominicaines afin que sa dépouille mortelle puisse être reconduite en Haïti.

 Dans une interview accordée à la Section de Communication & Plaidoyer du GARR, le week end écoulé, l’un des proches parents du défunt a déclaré que grâce aux interventions des organismes de droits humains dominicains notamment le Centro Bono, une ambulance avait transporté le cadavre du jeune migrant et l’avait remis à sa famille qui l’attendait impatiemment à la frontière de Malpasse.

Arrivé très tard dans la soirée à Coq Chante, 9ème section communale de Jacmel, les parents de Jean Robert Lors étaient obligés de se précipiter  tôt dans la matinée du 30 mai écoulé pour procéder à la cérémonie d’inhumation du cadavre déjà tombé en putréfaction, avait expliqué Germain Pierre, l’un des proches du défunt.

M. Pierre n’avait pas caché ses mécontentements pour fustiger le comportement des autorités haïtiennes qui, a-t-il dit, ne s’étaient pas prononcées autour de cette affaire depuis l’hospitalisation  du défunt jusqu’à sa mort suite aux brutalités des agents de la migration qui étaient accompagnés des  policiers dominicains dans la matinée du 14 mai 2013.

 « Je dois vous dire que j’étais très ému de constater le silence des autorités haïtiennes face aux mauvais traitements infligés à mon cousin. N’était-ce la diligence des organisations haïtiano-dominicaines travaillant pour la  promotion et le respect des droits humains en République Dominicaine, l’Etat haïtien aurait laissé inhumer le corps de Jean Robert en territoire voisin.», avait-il laissé croire.

De son côté, la Coalition des Organisations d’Immigrants Haïtiens en République Dominicaine qui avait confirmé la mort de Jean Robert Lors dans une note de presse, la semaine dernière, appelle  la justice dominicaine à diligenter une enquête autour du décès du ressortissant haïtien de 31 ans en vue de faire la lumière sur ce dossier.

Rappelons que dans le cadre d’une rafle aux Haïtiens opérée le 14 mai 2013 dans la localité de Juan Dolio, selon les temoignages reçus par l’organisation Jésuite Centro Bono, un migrant haitien de 31 ans avait été saisi par un agent de la Migration dominicaine qui l’a ensuite projeté au sol depuis le toit de sa maison occasionnant la fracture de deux vertèbres à son cou. L’incident s’est produit dans le quartier dénommé El Tanque au moment ou la victime se préparait à se rendre au travail quand des agents de la migration qui se faisaient accompagner de policiers dominicains se présentèrent chez l’Haïtien. Il se touvait sur le toit de la maison cherchant des vêtements qu’il avait étendus la veille. Ces agents ne lui ont pas demandé ses documents d’identité, ni passeport, ni visas, et pourtant la victime détenait un passeport valide. Il alla descendre quand l’un d’entre eux monta, l’attrapa et le projeta vers le sol depuis le toit de la maison. Il  tomba à une hauteur de 4 mètres, avait confié Jean Robert Lors à l’organisme domnicain Centro Bono.

Le GARR s’insurge contre ces actes qui traduisent une négation de la dignité humaine de ces migrants-es haitiens. Il en profite pour exhorter le gouvernenement Martelly-Lamothe à sortir de son mutisme et agir contre les atteines répétées aux droits humains des citoyens et citoyennes haitiens en territoire voisin. Il réclame du gouvernement dominicain l’application du protocole d’accord sur les mécanismes de rapatriement engageant les deux Etats depuis le 2 décembre 1999.

 

 

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Dernière modification le lundi, 03 juin 2013 19:54

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